Papyrus : quelle odeur ?
Le papyrus sent la tige sèche et le bois poussiéreux, avec des nuances de cuir, de vétiver, de terre et une fumée discrète. Certains y perçoivent l'odeur d'un vieux livre ou d'une natte tressée. Il n'est ni sucré ni floral : c'est une note de texture, rêche et racée. Placé en cœur ou en fond, il se déploie lentement et donne une sensation de sécheresse sophistiquée, presque ascétique.
Origine et fabrication
Cyperus papyrus pousse sur les rives du Nil et dans les marais d'Afrique de l'Est, où les Égyptiens en tiraient leur support d'écriture. En parfumerie, on utilise surtout le cypriol, ou nagarmotha, huile distillée à partir des racines de Cyperus scariosus, une espèce voisine cultivée en Inde, qui offre des facettes boisées, fumées et cuirées. Les parfumeurs complètent l'accord avec du vétiver, des molécules boisées et parfois des notes cuirées. La note s'est répandue dans les boisés de niche des années 2000 et 2010.
L'usage en parfumerie
Le papyrus se place en cœur ou en fond. Il s'associe au santal, au cèdre, au cuir, à l'iris, à l'encens et aux muscs. Santal 33 de Le Labo l'unit au santal et à l'Ambrox dans son cœur boisé, Rose of No Man's Land de Byredo s'en sert pour assécher une rose poivrée, et Dylan Blue Pour Homme de Versace l'intègre à un cœur aromatique et ambré.
Comment la porter
Toute l'année, avec une affinité pour l'automne. Il plaît aux amateurs de boisés secs, de parfums de niche et de sillages minimalistes.

