Iris : quelle odeur ?
L'iris est poudré, frais et un peu froid, comme un fard ancien ou un gant de daim. On y perçoit des nuances de racine terreuse, de carotte, de beurre, de violette et parfois de pain ou de cacao. Selon la matière, il paraît cireux, métallique ou crémeux. Il se révèle en cœur et persiste longtemps, en tissant un voile doux et mélancolique qui donne aux compositions une grande distinction.
Origine et fabrication
Les rhizomes d'Iris pallida, cultivés en Toscane, et d'Iris germanica, notamment au Maroc et en Chine, sont récoltés après plusieurs années de culture puis séchés environ trois ans. Pendant ce vieillissement se forment les irones, responsables de l'odeur. On les distille ensuite à la vapeur pour obtenir le beurre d'iris, puis parfois un absolu. Le rendement infime explique son prix. Les parfumeurs le complètent souvent par des irones et des ionones de synthèse.
L'usage en parfumerie
L'iris se place en cœur. Il apporte une poudre élégante à la rose, au jasmin, à la violette et aux aldéhydes, et une sophistication fraîche aux masculins avec la lavande, le vétiver et le cuir. N°5 de Chanel l'utilise dans son cœur floral abstrait, Dior Homme en a fait l'icône d'une masculinité douce, et Infusion d'Iris de Prada l'associe à l'encens et au néroli.
Comment la porter
Toute l'année, surtout au printemps et en automne. Il séduit les amateurs de parfums poudrés, raffinés et intemporels.

