L'histoire de Le Labo
Fabrice Penot et Edouard Roschi, deux Français venus de l'industrie du parfum, fondent Le Labo à New York en 2006, en réaction à une parfumerie qu'ils jugent trop marketée. Leur boutique de Nolita fonctionne comme un laboratoire : chaque flacon est mélangé devant le client, puis étiqueté à son nom avec la date de préparation. Les noms suivent une règle simple, la matière dominante et le nombre d'ingrédients : Rose 31 et Bergamote 22 figurent parmi les premières créations en 2006. Another 13, né d'une collaboration avec un magazine en 2010, devient un succès culte. En 2011, Santal 33, composé par Frank Voelkl, impose un santal cuiré et sec qui marque durablement la décennie, jusqu'à devenir l'une des odeurs les plus reconnaissables des grandes villes. La maison est rachetée par le groupe Estée Lauder en 2014 et poursuit son expansion internationale, avec notamment ses exclusivités vendues dans une seule ville.
Une signature olfactive
Le Labo aime les matières brutes, présentées sans fard. Santal 33 associe cardamome, violette et iris à un cœur d'ambrox, de santal et de papyrus, sur un fond de cèdre, de cuir et de musc. Another 13 joue la peau et l'ambroxan, avec musc, ambrette et poire. Rose 31 détourne la rose avec le cumin, le poivre et le bois de gaïac. Bergamote 22 éclaire les agrumes de muscade et de fleur d'oranger. Le fil rouge : bois secs, muscs et une rugosité assumée.
Quel parfum Le Labo choisir ?
Pour découvrir la maison, Santal 33 est le choix le plus emblématique, boisé, cuiré et mixte. Another 13 convient aux amateurs de parfums de peau musqués et discrets. Rose 31 séduira ceux qui veulent une rose épicée et boisée, loin du romantisme. Bergamote 22, le plus frais, est une bonne option pour l'été et le quotidien.

