L'esprit d'une décennie
Dans une économie de la réussite et du « power dressing », le parfum devient une affirmation de soi. Les féminins rivalisent de puissance : Giorgio Beverly Hills en 1981, floral à la tubéreuse, Paris d’Yves Saint Laurent en 1983, rose et violette, Coco de Chanel en 1984, puis Poison de Dior et Obsession de Calvin Klein en 1985. Côté masculin, Kouros d’Yves Saint Laurent, en 1981, et Drakkar Noir de Guy Laroche, en 1982, imposent des fougères denses et viriles. La technologie du headspace, qui permet d’analyser l’odeur d’une fleur vivante, se développe durant la décennie et enrichit la palette des parfumeurs. En 1988, deux lancements annoncent la suite : Cool Water de Davidoff, fondateur de la fraîcheur aquatique, et Eternity de Calvin Klein, floral propre et lumineux, qui préparent le minimalisme des années 1990.

