Notre lecture
Comment sent Joy ?
Joy naît en 1930, en pleine crise économique, et Jean Patou fait le pari inverse de l’époque : un parfum de pure opulence florale. Composé par Henri Alméras, il assume une densité de fleurs rarement égalée. L’ouverture mêle déjà rose, tubéreuse et ylang-ylang, crémeuse et solaire. Le cœur redouble de rose et de jasmin, cette fois soutenus par un iris poudré qui calme l’ensemble. Le fond de santal et de musc est rehaussé de civette, discrète mais essentielle : c’est elle qui donne ce grain de peau tiède, presque indécent, à ce qui pourrait n’être qu’un bouquet. Le résultat n’est pas une fleur sage mais une floralité charnelle, dense, qui remplit la pièce sans jamais crier.
Quand le porter
Pour un soir de fête, une cérémonie, un dîner où l’on s’habille. Il plaît aux amoureuses de grands floraux à l’ancienne, rose et jasmin en tête.
Classé dans la famille floral , Joy fait partie des 1 créations de Patou présentées dans notre encyclopédie.