Notre lecture
Comment sent Mitsouko ?
Composé par Jacques Guerlain en 1919, au lendemain de la Grande Guerre, Mitsouko emprunte son nom à l’héroïne d’un roman de Claude Farrère et prolonge la structure chypre popularisée deux ans plus tôt. Son audace : poser une pêche lactonique, douce et un peu mûre, sur l’amertume de la mousse de chêne. L’ouverture mêle bergamote et citron à ce fruit duveteux, puis la rose et le jasmin s’installent sans éclat, voilés, presque poussiéreux. Le cœur glisse vers un fond sylvestre où le vétiver et l’ambre prolongent la mousse dans une ombre humide de sous-bois. Rien n’y est sucré ni démonstratif : Mitsouko se tient en retrait, digne et secret, et révèle sa profondeur au fil des heures.
Quand le porter
Idéal par temps doux et gris, au bureau comme à l’opéra. Il parle aux amoureuses des classiques et à celles qui préfèrent l’intrigue à l’évidence.
Classé dans la famille chypré , Mitsouko fait partie des 10 créations de Guerlain présentées dans notre encyclopédie.