Orange amère : quelle odeur ?
Là où l'orange douce évoque le jus, l'orange amère évoque la peau : une amertume élégante, des nuances vertes presque feuillues, un éclat zesté qui picote. En arrière-plan, on devine le cousinage avec la fleur d'oranger, une douceur florale discrète. Sa fraîcheur est tonique et un peu sèche. Comme tous les agrumes, elle s'évapore vite et laisse place au cœur, mais elle colore durablement l'ouverture d'un parfum.
Origine et fabrication
Le bigaradier est un arbre prodigue pour la parfumerie : ses fleurs distillées donnent le néroli, extraites aux solvants l'absolu de fleur d'oranger, ses feuilles et rameaux le petitgrain, et son zeste pressé à froid l'essence d'orange amère. Originaire d'Asie, il a été acclimaté autour de la Méditerranée. On le cultive notamment en Espagne, autour de Séville, en Italie, au Maroc, en Tunisie et au Paraguay. L'essence est utilisée depuis les premières eaux de Cologne.
L'usage en parfumerie
En tête, l'orange amère apporte un éclat plus adulte que les autres agrumes. On la marie à la bergamote, au petitgrain et au néroli pour une structure hespéridée complète, ou à des épices et des bois pour un départ sophistiqué. Coromandel de Chanel l'utilise pour éclairer un patchouli dense, tandis que Lady Million de Paco Rabanne s'en sert pour réveiller un bouquet de fleurs blanches.
Comment la porter
Parfaite par temps chaud et aux intersaisons, dans des styles classiques comme modernes. Elle plaît à ceux qui trouvent l'orange douce trop sucrée.

