Amande : quelle odeur ?
L'amande sent d'abord le massepain et le noyau de cerise, avec une facette légèrement amère qui empêche la note de tomber dans le sucre pur. On y perçoit aussi quelque chose de poudré, presque cosmétique, qui rappelle les vieilles crèmes pour les mains et la pâte d'amande. Sur la peau, l'éclat très volatil du départ s'arrondit vite : la note glisse vers une douceur lactée, puis se fond dans la vanille, la fève tonka ou l'héliotrope qui l'accompagnent souvent.
Origine et fabrication
L'odeur d'amande amère ne vient pas de l'amande que l'on mange, mais des noyaux d'amande amère, d'abricot ou de pêche. Leur huile essentielle contient du benzaldéhyde et, à l'état brut, de l'acide cyanhydrique, ce qui impose une rectification avant tout usage. Aujourd'hui, les parfumeurs emploient presque toujours du benzaldéhyde de synthèse, identique à la molécule naturelle. L'héliotropine et la coumarine, présentes dans la fève tonka, prolongent souvent cette facette amandée dans les compositions.
L'usage en parfumerie
Très diffusive, l'amande s'emploie à petite dose en tête ou en cœur, où elle donne un relief gourmand immédiat. Elle se marie naturellement à la cerise, à la vanille, à la fève tonka et aux fleurs blanches, qu'elle rend plus charnues. Guerlain l'a placée en ouverture de La Petite Robe Noire, Carolina Herrera l'associe à la tubéreuse et au cacao dans Good Girl, tandis que Tom Ford la mêle à la cerise liquoreuse de Lost Cherry. L'effet recherché : un confort de pâtisserie, légèrement insolent.
Comment la porter
Idéale en automne et en hiver, l'amande plaît aux amateurs de parfums gourmands qui cherchent une douceur moins sucrée que la vanille seule.

