Époque

Les années 1900, la Belle Époque en flacon

La première décennie du XXe siècle voit la parfumerie devenir une industrie moderne. La synthèse se généralise, les flacons deviennent des objets d’art et de grandes maisons se forment.

1parfums
1maisons
Blenheim Bouquet Penhaligon's

L'esprit d'une décennie

La Belle Époque est une période de prospérité et de raffinement pour la parfumerie parisienne et londonienne. Les ionones, découvertes en 1893, donnent accès à la violette, très à la mode, et à des effets poudrés inédits. François Coty, arrivé à Paris au début du siècle, joue un rôle décisif : L’Origan, lancé en 1905, et sa collaboration avec le verrier René Lalique, à partir de 1908, transforment le flacon en objet de désir et installent l’idée d’une parfumerie à la fois luxueuse et diffusée largement. Chez Guerlain, Après l’Ondée, en 1906, explore une mélancolie poudrée de violette et d’héliotrope. À Londres, Penhaligon’s lance en 1902 Blenheim Bouquet, eau hespéridée et aromatique, portée par les agrumes, la lavande et le pin, qui reste l’un des plus anciens parfums masculins encore commercialisés.

1 parfums

Les parfums lancés dans les années 1900

Les maisons

Maisons les plus représentées

Questions fréquentes

Quels parfums datent des années 1900 ?

Parmi les créations de la décennie encore connues, on trouve Blenheim Bouquet de Penhaligon’s, en 1902, L’Origan de Coty, en 1905, et Après l’Ondée de Guerlain, en 1906. Dans notre sélection, Blenheim Bouquet représente cette période, avec son ouverture de citron et de lavande, son cœur de pin et son fond poivré.

Quel rôle a joué François Coty ?

François Coty est considéré comme l’un des fondateurs de la parfumerie moderne. Il a su associer compositions innovantes, flacons soignés, notamment avec René Lalique, et diffusion à grande échelle. Son Chypre de 1917 a ensuite donné son nom à une famille olfactive entière.

Pourquoi la violette était-elle si populaire ?

La fleur de violette ne livre pratiquement pas d’essence exploitable. La découverte des ionones, en 1893, a permis de reproduire son odeur à moindre coût. La note, douce et poudrée, est alors devenue extrêmement populaire, dans les parfums comme dans les confiseries et les cosmétiques de l’époque.