Flacon de Coco Mademoiselle Chanel

Chanel · 2001

Coco Mademoiselle

Des agrumes pétillants sur un patchouli propre : l’élégance moderne sans l’apprêt.

Maison
Chanel
Lancement
2001
Concentration
Eau de Parfum
Parfumeur
Jacques Polge

Pyramide olfactive

Les notes de Coco Mademoiselle

Notes de tête

Les premières minutes

Notes de cœur

Le caractère, pendant des heures

Notes de fond

Le sillage qui reste

Notre lecture

Comment sent Coco Mademoiselle ?

Coco Mademoiselle paraît en 2001 et offre à Chanel un visage plus jeune, plus vif que le Coco oriental de 1984. Jacques Polge y bâtit ce qu’on a appelé un « chypre moderne » : un patchouli clarifié, débarrassé de ses aspects terreux, au service d’une grande luminosité. L’ouverture pétille d’orange, de bergamote et de pamplemousse. Le cœur, rose et jasmin rehaussés d’un litchi juteux, garde une fraîcheur presque fruitée. Puis le patchouli prend la main, net et boisé, accompagné d’un vétiver sec et d’une vanille qui arrondit les angles. Le parfum a inspiré d’innombrables héritiers et reste une référence de féminité chic et affirmée.

Quand le porter

Polyvalent, il se porte du bureau au dîner, surtout en mi-saison ; il plaît aux femmes qui veulent une signature nette et assurée.

L'histoire de Coco Mademoiselle

À la fin des années 1990, Chanel a un problème d'âge. N°5 et Coco, sorti en 1984, parlent à des femmes installées. La maison cherche une clientèle plus jeune. Jacques Polge répond en 2001 avec Coco Mademoiselle, qui garde le surnom de la fondatrice mais change complètement de registre. Le nom seul dit la cible : une mademoiselle, pas une madame. Le patchouli y est fractionné pour en retirer les facettes les plus sombres, une technique qui garde le boisé sans la lourdeur. Keira Knightley devient le visage du parfum en 2007 et l'incarne longtemps, notamment dans des films où elle traverse Paris à moto. D'autres versions ont suivi, dont une eau de toilette puis Coco Mademoiselle Intense en 2018, plus dense et plus boisé. Il a surtout popularisé une structure fondée sur un patchouli propre plutôt que sur la mousse de chêne. Ce modèle a pesé sur une large part des féminins de la décennie suivante, bien au-delà de Chanel.

Notre avis détaillé

Les agrumes ouvrent sur une note pétillante, un peu zestée, qui passe en une vingtaine de minutes. Le litchi arrive ensuite et donne à la rose un côté juteux, presque de sorbet, pendant que le jasmin reste en retrait. C'est la partie la plus fraîche, et la plus jolie. Au bout de deux heures, le patchouli prend la main. Il est sec et un peu chocolaté. La vanille l'arrondit, le vétiver le tient droit. Cette phase dure jusqu'au soir sans perdre sa netteté. Nous saluons la précision du dessin : rien n'y est de trop. Notre réserve porte sur ce que la formule a entraîné. Tant de parfums ont reproduit ce schéma d'agrumes, de rose fruitée et de patchouli clair qu'il sent aujourd'hui le déjà-vu. Son fond peut aussi paraître un peu dur sur une peau sèche. Il ira aux femmes qui veulent une signature nette et polyvalente, du bureau au dîner. Celles qui préfèrent les parfums doux, poudrés ou très floraux le trouveront trop boisé.

Coco Mademoiselle face à ses rivaux

Flowerbomb de Viktor & Rolf partage la bergamote, la rose, le jasmin et le couple patchouli vanille. Mais son thé, son osmanthe et son orchidée le poussent vers un floral bien plus sucré, là où Coco Mademoiselle reste sec et net. The One de Dolce & Gabbana reprend le litchi et la bergamote, le vétiver et la vanille. Sa pêche et sa prune le rendent plus doré et plus chaud, sans patchouli marqué. Allure, sorti chez Chanel cinq ans plus tôt, partage le couple rose jasmin et un fond de vanille et de vétiver. Sa pêche et son magnolia en font un floral ambré plus doux et moins tranchant. Pour une signature de bureau affirmée, Coco Mademoiselle reste le plus juste. Flowerbomb ira à qui veut plus de sucre. The One conviendra au soir, et Allure à celles qui trouvent le patchouli trop présent.

Tenue, sillage et usage

Comptez huit à dix heures sur la plupart des peaux : cette eau de parfum est puissante. Le sillage est bien présent les trois premières heures, puis un fond de patchouli reste perceptible de près. Deux pulvérisations suffisent, une à la base du cou et une sur le poignet ou la nuque. Au bureau, une seule évite de saturer l'espace. Il se porte surtout au printemps et à l'automne, et convient aussi aux journées fraîches d'hiver. Par forte chaleur, le patchouli devient un peu insistant. Il passe du jour au soir sans retouche, ce qui en fait un bon choix pour qui ne veut qu'un seul parfum.

VerdictUne construction impeccable, devenue si répandue qu’elle a perdu un peu de sa singularité.

Classé dans la famille floral, oriental / ambré , Coco Mademoiselle fait partie des 13 créations de Chanel présentées dans notre encyclopédie.

Questions sur Coco Mademoiselle

Quelles sont les notes de Coco Mademoiselle ?

Coco Mademoiselle de Chanel s'ouvre sur orange, bergamote et pamplemousse. Son cœur associe rose, jasmin et litchi, avant un fond de patchouli, vétiver et vanille.

Coco Mademoiselle est-il un parfum pour homme ou pour femme ?

Chanel présente Coco Mademoiselle comme un parfum féminin. Rien n'empêche de le porter autrement : la parfumerie contemporaine brouille volontiers ces frontières.

Quand Coco Mademoiselle est-il sorti ?

Coco Mademoiselle a été lancé en 2001 par Chanel, sur une composition de Jacques Polge. Il est proposé en Eau de Parfum.

En quelle saison porter Coco Mademoiselle ?

Idéalement au printemps et en automne. Polyvalent, il se porte du bureau au dîner, surtout en mi-saison ; il plaît aux femmes qui veulent une signature nette et assurée.

Quels parfums ressemblent à Coco Mademoiselle ?

D'après leurs notes communes, les plus proches sont The One (Dolce & Gabbana), Flowerbomb (Viktor & Rolf), Allure (Chanel).