Héliotrope : quelle odeur ?
L’héliotrope sent l’amande amère adoucie de vanille, la pâte à modeler, la poudre de maquillage et la cerise confite. Sa texture est cotonneuse, presque crémeuse, avec une légère facette florale mauve. Sur la peau, il gagne en rondeur et se rapproche d’une vanille poudrée, douce et câline, qui tient bien grâce aux molécules qui le composent. Il évoque volontiers la boîte à poudre d’une grand-mère ou une pâtisserie aux amandes.
Origine et fabrication
L’héliotrope (Heliotropium arborescens), originaire du Pérou, était cultivé dans les jardins européens dès le XVIIIe siècle pour son parfum. Mais son extraction est trop peu rentable : les parfumeurs le reconstituent depuis la fin du XIXe siècle grâce à l’héliotropine, aussi appelée pipéronal, molécule de synthèse à l’odeur d’amande poudrée, associée à la coumarine, à la vanilline et à des notes florales. C’est l’une des premières fleurs rendues possibles par la chimie.
L'usage en parfumerie
Au cœur ou en fond, l’héliotrope adoucit une composition et lui donne une texture poudrée. Il se marie à l’iris, à la violette, à la vanille, à la fève tonka et aux muscs. Pegasus de Parfums de Marly l’associe à l’amande et à la vanille dans une signature gourmande, Kirke de Tiziana Terenzi le place en fond d’un fruité musqué, et Alien Goddess de Mugler l’utilise pour arrondir son cœur floral.
Comment la porter
L’héliotrope se porte surtout en automne et en hiver ; il plaît aux amateurs de douceur poudrée et de gourmands élégants.

